Ces collections sont issues pour partie de l’intérêt que les fondateurs du musée portaient à ces disciplines. En effet, à l’époque où
Ernest Rupin était conservateur (1884-1909), une politique d’acquisition intense a été conduite dans le domaine de la
numismatique et de la
sigillographie.
Les
sceaux conservés au musée Labenche et en partie exposés synthétisent la démarche conduite par Ernest Rupin : après s’être procuré les sceaux qui l’intéressaient ou en avoir fait réaliser des moulages, ce dernier les a fixés sur des cartons normés sur lesquels il ajoutait ensuite les informations relatives au personnage ou à l’institution auquel appartenait le sceau concerné. Ce travail minutieux peut être mis directement en relation avec la réalisation en 1886 d’un ouvrage par Ernest Rupin -en collaboration avec
Philippe de Bosredon, également membre de la
Société Scientifique, Historique et Archéologique de la Corrèze- sur la
Sigillographie du Bas-Limousin. Se rattachant pour l’essentiel à des personnages ou à des institutions -aussi bien religieuses que laïques- de la région, les sceaux conservés au musée Labenche couvrent une période allant du Moyen Âge à l’époque moderne. Ils comptent notamment les sceaux originaux ou moulés des
papes limousins :
Clément VI (1342-1352),
Innocent VI (1352-1362) et
Grégoire XI (1370-1378).
Comptant plusieurs milliers de pièces, la collection numismatique du musée Labenche est, elle aussi, exposée seulement en partie et couvre une période vaste, allant de l’Antiquité jusqu’au 20e siècle, majoritairement en France mais aussi à l’étranger. Parmi les pièces phares de cette collection figurent notamment quelques monnaies issues du fameux «
trésor de Cuzance » (Lot), constitué à l’origine par 900 pièces gauloises en argent frappées par les
Cadurques (peuple du Quercy) et découvertes fortuitement à la fin du 19e siècle. Ou encore plusieurs médailles liées aux
pèlerinages religieux de la région tels que celui de
Rocamadour ou de
Saint-Antoine à Brive.